Et la grande Agglo naquit du chaos…

Politique locale Ajoutez un commentaire

Voix de l’Ain 5 mars 2010

Gex- La réunion du Conseil Communautaire du 25 février suivait son cours, étonnamment calme… On en était à regretter les joutes politiques en fin de séance, quand Pierre Dumarest, maire de Challex, a pris la parole pour lire une lettre ouverte condamnant « la préparation politicienne » qui a précédé l’élection des délégués de l’ARC le 28 janvier dernier. « Etienne Blanc voulait imposer en coulisses une liste de cinq élus de sa droite et trois élus de gauche ou non alignés. N’ayant pas donné suite à cette proposition, les conseillers communautaires de gauche ou non alignés ont été châtiés».
Les signataires relèvent que le résultat des élections a conduit à une sous représentation des communes frontalières, soit « près de 30% de la population gessienne ». Et René Mabillard de questionner « de quelle voix va-t-on parler à l’ARC ? Et après, de quelle voix va parler l’ARC ? », pointant la couleur UMP que prend l’ARC pour ce qui est de sa représentation gessienne.

La division plutôt que l’unité

Sur le fond, cette lettre portait un appel « urgent à clarifier, dans le règlement intérieur, les modalités de représentations des différentes sensibilités, dans les instances de la CCPG et de leur droit d’expression ».
Le débat qui a suivi s’est obstinément focalisé sur la forme plus que sur le fond, évitant systématiquement les préoccupations à voir le projet d’Agglomération franco-valdo-genevoise partir sur le pied de la division plutôt que sur celui de l’unité.
M. Dunand, premier adjoint à Gex s’est dit « choqué des termes comme « sectaire » pour un vote parfaitement démocratique à [son] sens ». Mme Benier, également élue, assurait que tous les candidats s’étaient présentés « pour représenter la communauté des communes et en aucun cas [leur] commune ».
« Personne ne vous a empêché de vous présenter » par ci, « il faut arrêter de donner des leçons à la majorité de cette assemblée » par là, poussant même jusqu’au « je suis incapable de dire dans cette assemblée qui est de gauche et de droite »… Le dialogue de sourds s’enracinait, déclanchant des tentatives pour rehausser le débat : « On ne peut pas faire semblant de ne pas comprendre ce que les autres disent».

« J’ai décroché mon téléphone »

François Meylan a appelé à la réflexion suggérant : qu’il y [avait] peut être un mode de scrutin démocratique qui [pouvait] se mettre en place, pour éviter ce genre de situation que l’on peut qualifier carrément de dérive ». Rejoint par plusieurs élus sur la question du mode de fonctionnement il a interrogé « y aura-t-il des préparations des conseils de l’ARC en conseil communautaire ? » Arnaud Berthier a réitéré sa demande de « faire un travail transversal dans les commissions, et en retour, avoir des comptes rendus circonstanciés, sur lesquels ont peut discuter ».
Etienne Blanc, obtenant le mot de la fin, s’est vertement exprimé, qualifiant « d’extrêmement durs » les propos le visant. Retraçant 14 ans à la présidence de la CCPG, où il a « assuré ses équilibres, y compris dans les prises de position et les prises de décision », il a décrit sa méthode, éprouvée lors de la constitution du bureau exécutif de la CCPG : « j’ai décroché mon téléphone, j’ai appelé les uns et les autres ». Avouant avoir échoué cette fois-ci, ne recevant ni réaction, ni propositions, il a déclaré : « c’est le scrutin qui s’exprime sans que j’aie mon mot à dire et je prends le résultat tel qu’il est ».
Prochaine étape, le 11 mars où le président de l’ARC sera élu. Etienne Blanc est président sortant et repart favori, quelles qu’aient été les conditions d’élection du 28 janvier.

Répondre

*
Pour prouver que vous n'êtes pas un robot, veuillez écrire le mot de l'image ci-dessous. Cliquez sur l'image pour avoir une version audio du mot.
Cliquez pour avoir une version audio du mot anti-spam

Thème WP & Icônes par N.Design Studio
Articles RSS Commentaires RSS